Chronique d’un Japan Hara sans

Commençons par un peu d’égotrip (avant de continuer par un peu d’égotrip, et de terminer avec une bonne dose d’égotrip). Quatre jours à Japan Expo, c’est-à-dire la totale, c’était peut-être un peu too much pour moi. Si les trois premiers jours furent riches en rencontres amusantes, le quatrième était de trop, j’étais comme vidé, mes deux dernières rencontres valaient certes le coup (le musicien bricolo arty de Maywa Denki, et le toujours chaleureux Dara) mais j’aurais mieux fait de les caler vendredi ou samedi. Mais enfin, les desseins de l’organisation sont insondables… Tout ce qui suit est le compte-rendu approximatif et fluctuant de ces quatre journées. Si ça vous tente…

Je débute par les remerciements, parce que si je les mets en bas de la chronique, c’est comme un générique de fin : vous allez vous lever de la salle direct sans les lire :
♥ Paul, Dany, Céline, JB, Laure, Merlin et Baptiste, pour le travail en bonne intelligence et de bonne humeur ;
♥ Marianne, Tata, Carolus, Drig, Natth, & la bande à Mata et celle de l’AEUG pour les moments de détente ;
♥ Nathalie et Sarah pour l’accueil presse et pro ;
♥ par ordre d’apparition à l’écran : Guillaume Kapp (Taifu/Ototo), Pierre-Alain Dufour (nobi-nobi!), Sedeto (Soleil), Victoire, Cécile et Ahmed (Ki-oon), Hervé Brient (Éditions H), Rémi (Komikku),  pour la disponibilité ;
♥ J’étais ravi de (re-)croiser Gemini, Tetho, la bande des Sébastien : Agogué, Colasse & Kimbergt, Dimitri Desmé de Kochipan, Thomas Martin de Total Manga, Pierre Perricaudet de Coin BD, Nicolas de Planet-BD, Jérémy de Manga News, Steeve le lutin de Radio Tako, et là où je commence à flipper c’est que j’oublie plein de noms, n’hésitez pas à vous signaler en commentaires, même si c’est pour me menacer ;
♥ tous les artistes, pros ou amateurs, avec spéciale dédicace aux doujinistes chez qui j’ai rechargé mes batteries d’énergie et de bonne humeur ! Rien que pour eux, le salon justifie son existence !

Jeudi
La journée la plus stressante. En fait, je ne suis en mission que le soir, je dois interviewer coup sur coup Keito Koume, le dessinateur de Spice and Wolf, puis Tetsuo Hara, le créateur de Ken. Enfin, c’est ce qui est prévu. Venu dès l’ouverture, j’ai une pensée pour ceux qui seront venus la veille mercredi retirer leurs badges presse : plus d’une heure d’attente pour certains ! Moi, arrivé à 8h jeudi, frais comme un newbie, je n’attends pas même une seconde. Il n’y a personne. Grand sourire de l’hôtesse et je peux entrer. Je commence par prendre mes marques, les allées sont encore vides, seuls s’affairent les pros sur leurs stands pas encore finis d’installer. Celui de Taifu/Ototo, tout de suite à droite après l’entrée, plus loin celui de Komikku, et c’est une grande première : aéré, esthétique, accueillant, superbement placé, il va faire l’unanimité. Sébastien Agogué me fait visiter le stand Tsume, bien entendu j’oublie de prendre la moindre photo de leurs magnifiques créations… Vous avez dit pro, le newbie?

Je croise Tetho que j’accompagne jusqu’au stand de la Brigade SOS, dans la zone des artistes amateurs, et fort habilement il me vend son propre doujin, Sensei et Sempai, j’ai même droit à une dédicace, oui messieurs-dames ! très bel objet d’ailleurs, j’en reparlerai dans un prochain article spécial doujin. Je fais un petit tour parmi les stands, ça s’installe, ça s’éveille plus ou moins difficilement, mes premières victimes seront Goku-chan et Akusei, toute pimpantes dans leurs jolis cosplays steampunk ! Visite ensuite chez les quatre mousquetaires de Tsundereko, que je vais interviewer à tour de rôle, j’aurai l’occasion de passer et repasser sur leur stand, un des plus sympas de tout JE.

La foule commence à remplir les espaces, le bruit aussi, mais c’est rien par rapport aux jours suivants. Je m’installe à la scène culturelle sans savoir ce que je vais y voir : « Arts traditionnels populaires » ? ça veut dire tout et n’importe quoi. Ce que je découvre, c’est une démonstration de Taiko, le tambour japonais, accompagné de danse Hawa, par le couple franco-japonais Cola et Ayuko. C’est frais, joyeux, énergique, ça fait beaucoup de bruit ^^, je décide que ça mérite un article, alors rendez-vous est pris le vendredi matin pour une interview avec Cola sur le stand du Tsunagari Taiko Center.

Il est temps d’aller en zone presse. Si vous ne connaissez pas, cet endroit a trois utilités : principalement, offrir des espaces de travail pour préparer les interviews et ensuite les réaliser ; ensuite, rencontrer les collègues pros ou blogueurs amateurs comme moi , s’échanger les news, rumeurs et autres ragots qui font le sel des relations presse (heureusement que je n’y vais qu’à ces occasions, je ne tiendrais pas sinon !) ; enfin, trouver des espaces en libre service, pour s’y poser et réfléchir dans le calme, le silence et l’air conditionné. Je mesure qu’à JE c’est un privilège énorme ! À tel point que je m’y sens toujours un peu l’invité incrusté, pas complètement légitime, heureusement que je n’y suis jamais seul. Au moins, ça m’aura permis de taper un peu la discute avec toutes celles et ceux que je croise qu’à ce genre d’occasions.

C’est aussi en zone presse que se dévoilent les coups fourrés. Très vite, je comprends que l’interview de Tetsuo Hara, qui devait se faire en duo avec Sébastien Agogué pour Mangavore, et moi pour le Journal du Japon, est en fait une table ronde, à laquelle sont également conviés plusieurs des médias webs qui comptent : Planète BD, Manga News, Total Manga, etc… Ok, donc on a préparé toutes ces questions pour ne pouvoir en poser qu’une seule? Génial. Cette Interview sera comme un rasoir trois lames : la seconde lame sera le retard accumulé, reportant de quart d’heure en quart d’heure le rendez-vous avec l’invité « d’honneur » (vous notez qu’à ce stade, je mets déjà les guillemets), là je vois aussi Sébastien qui se lève et qui se barre, fulminant, j’ai bien envie de faire comme lui. Mais puisque je suis là, je suis prêt pour la troisième lame, celle qui arrache la peau : l’interview est finalement ANNULÉE, et personne n’est ici assez con pour croire au gentil mensonge qu’on nous sert, « on va remettre un créneau demain on vous tient informé » , ben voyons.

Renseignements pris, Monsieur Hara est venu en France profiter de Japan Expo pour ameuter les médias… japonais, laissant quelques miettes à deux ou trois médias français professionnels, les autres, on s’en fout voyez. Classe, non? Quand je pense à ce que j’avais préparé… Du coup, nous sommes plusieurs à décider de boycotter le reste des évènements consacrés au monsieur, l’expo et la conf publique je n’y suis pas allé, pas envie de perdre mon temps, si c’est juste pour voir des dessins accrochés à un panneau et entendre des généralités biographiques, gougueule est largement suffisant.

Donc voilà, premier jeu de mots facile : sur cette non-interview, ben, on s’est tous faits ken. Cette désinvolture, pour ne pas dire ce mépris, est d’autant plus frappant que juste avant, l’interview de Keito Koume aura été un modèle de bon accueil et de bonne organisation. Horaire respecté, artiste sympa, bavard (dans le bon sens du terme) et motivé, le courant passe… Il faut souligner qu’une bonne partie du mérite revient à Guillaume Kapp, car quand un artiste est à ce point accompagné, mis en confiance, cela ne peut que bien se passer.

Ce sera exactement le même plaisir, pour les mêmes raisons avec l’interview de Mamiya Takizaki, le samedi, grâce à Ahmed Agne (et à Victoire de Montalivet) : décontraction et professionnalisme. Je préfère donc conclure le récit de ce jeudi sur cette entrevue avec Keito Koume, d’autant qu’il a bien voulu réaliser un magnifique dessin de Holo !

Vendredi
La matinée est encore dévolu aux doujins, histoire de recharger les batteries. Sur le chemin j’aperçois Sedeto au stand Soleil, qui me donne gentiment quelques tuyaux de personnes à rencontrer (en plus je repars avec Cœlacanth, et le volume 2 des Liaisons Dangereuses), merci à elle. Sur sa recommandation, je vais donc chez Senri puis chez Mi-eau, et je ne vais pas le regretter. Je continue ma découverte de la doujinsphère. Senri étant victime de son succès (mérité), il faudra que je repasse plus tard pour la dédicace, mais nous avons le temps d’échanger un peu pour le futur article ; je vais aussi chez Mi-eau et ses compères du Conseil des Quatre, qui me font le portrait en interviewer killer ^^. Puis je vais chez Dokkun, le fanzine gay pour adultes (gay, pas yaoi, hein!), où Fab, Fabrissou, Yann et Rémi Dousset me dédicacent chacun leur contribution au très joli Shingo Araki Tribute, auquel ont également participé des gens comme Moonkey, Patrick Sobral et Kara – ce dernier, en dédicace chez Delcourt, me fera aussi une gentille signature. Je croise aussi Elodie Koeger, toujours aussi sympa, et je laisse ma carte chez Dara, très demandé par les fans, pour qu’on se cale un créneau d’ici dimanche.

La matinée se poursuit (ouf!) par l’interview de Cola, le maître de Taiko, avec des photos du stand très animé, et des infos pour un prochain article que j’espère intéressant. Moi en tous cas, j’ai bien aimé cette simplicité et cet enthousiasme. J’enchaîne avec l’interview du groupe Tenshi Garaku, en salle presse cette fois. C’est un ensemble musical qui tente de faire revivre les instruments traditionnels du gagaku, art scénique remontant à l’ère Heian (7ème siècle environ), en l’arrangeant avec des instruments modernes (synthé Roland). On verra ce que ça donne sur scène, pour leur concert de dimanche. En attendant, je fais l’interview directement en anglais, pour gagner du temps. C’est leur mentor, le révérend Yoshinobu Miyake, supérieur du temple shinto d’Izuo (Osaka), qui répond à mes questions. Je suis un peu impressionné, les réponses sont d’ordre à la fois spirituel et musicologique. Le genre de rencontre plutôt rare, dans un contexte aussi mercantile et hystérique que Japan Expo… Le créneau d’interview est bien trop court, j’aurais aimé discuter plus, le courant passait bien. Je repars avec un CD de leurs morceaux, et la promesse qu’ils m’enverront leur dossier de presse par mail (ce qu’il feront le jour même, preuve de leur sérieux et de leur extrême courtoisie). Pour l’anecdote, je repars avec les cartes de visite de chacun des membres, ce qui me servira somme toute assez peu, elles sont entièrement en japonais ^^.

La journée étant déjà bien remplie, je traîne un peu en salle d’accueil presse, où je salue  notamment Gemini. Je n’irai pas à la conférence Kawamori, je laisse cela à plus qualifié que moi, Paul en l’occurrence^^. On ne peut pas être partout. D’autant que je termine en douceur, avec une courte mais chouette interview de Shiitake, agrémentée d’une gentille dédicace de son classique Yôsei. Un chouette sourire pour finir cette journée de boulot.Avant de partir, je passe chez IMHO, où j’achète Opus, le magnifique seinen de Satoshi Kon (à cause de Gemini, qui avait acheté le sien et fait envie!).

En soirée, je retrouve la bande à Mata dans une pizzeria du quartier Opéra, l’occasion de papoter avec Merlin, Tata, Natth, A-Yin, Hervé Brient (merci pour le numéro 1′ de Manga 10.000 Images!), Kara, Pazu, Carolus, Drig, Brassica, désolé pour ceux que j’oublie – l’intérêt n’était pas dans les assiettes mais dans vos conversations !

Samedi
Pour le troisème jour, j’avais décidé d’y aller soft. Bien m’en a pris : la chaleur et la foule se sont donnés rendez-vous pour rendre le Parc des Expositions particulièrement fatiguant… Ce sera la journée où se déplacer est un supplice, où des litres d’eau seront engloutis et où je commence à ne plus réfléchir efficacement. Chez Komikku, Rémi me fait très bon accueil malgré l’affluence, et grâce à lui je fais provision de bonnes choses : Mes petits plats faciles, Les fleurs du passé et les deux Anthologies du Franponais.

Je file à la scène culturelle pour le spectacle de Kabuki, où Dany fera de magnifiques photos (bien plus belles que les miennes). le spectacle est un peu long à se mettre en place, mais ça vaut le coup, c’est superbe à regarder. Danses et combats chorégraphiés en costumes d’époque, ça vaut le coup d’oeil.

Je retrouve ensuite Senri à la zone doujin, je repars enfin ayant acheté son magnifique (le mot est faible) artbook, avec un joli dessin en prime. Je croise plusieurs fois Marianne, sur le stand dont elle s’occupe (Usagi) puis en salle presse, nous causons littérature entre autres choses. C’est ensuite le moment de l’interview de Mamiya Takizaki (Ash & Eli), et comme je l’ai dit plus haut, tout est réuni pour que ça se passe parfaitement bien : une artiste sympa, un encadrement pro, et en plus j’ai Laure comme photographe pour m’accompagner ^^.

Même si c’est encore Laure qui m’y accompagne, je ne peux pas en dire autant de l’interview de l’artiste de Kabuki, un de ceux que j’ai admirés en matinée. Oh, l’artiste était patient, attentionné et intéressant, mais la traductrice, alors là… une mini-catastrophe. Limite sabotage. moi qui étais venu avec des questions préparées en amont, après des recherches et une documentation que j’avais longuement étudiée… La traductrice parlait un français très mauvais, et n’est pas parvenue à retranscrire mes questions, trop culturelles… Il a fallu que je m’adapte, pour sortir des questions improvisées et simples. Mais même là… Passablement dépité, je comprends vite que mon article pour le Journal Du Japon sera plus une synthèse qu’une retranscription d’interview. Au moins, mes recherches serviront à quelque chose…

Finalement, je retrouve Jean-Baptiste et nous parvenons à rentrer dans un RER bondé façon sauna pour repartir chez moi, où nous préparons un dîner improvisé auquel se joindront une partie de l’équipe de JDJ, Carolus et Merlin en prime, et ce sera un des meilleurs moments de ces quatre jours. Au menu, saucisson, melon, grillades, vin rouge et anecdotes. Une vraie bonne soirée entre potes, quoi…

Dimanche
Je serais bien resté sur cette soirée, mais il y avait encore une journée chargée au programme. D’abord, le concert de Maywa Denki, le groupe dirigé par Nobumichi Tosa – concert que j’ai finalement raté, en raison de ma fatigue (arrivé en retard), d’un changement de programme (concert déplacé sur une autre scène) et de l’intransigeance de vigiles à la limite de l’obtus, qui ne m’ont pas laissé approcher le main stage – si je n’avais pas buté comme un con sur ce barrage, j’aurais vite compris qu’il fallait que je bouge vers le bon endroit… Bon, au moins, j’arrive à temps pour l’interview de Monsieur Tosa. Personnage lunaire, presque taiseux, adepte de l’humour pince-sans-rire et de la litote – interview bizarre, mais intéressante.

Je retourne ensuite vers la scène culturelle, où j’ai finalement passe du temps ces quatre jours – alors que j’ai pas foutu les pieds à une seule conf’ d’invité anime/manga. Chacun ses choix. Je devais aller à celle de Hara, mais… ok je ne reviens plus là-dessus. Le concert de Tenshi Garaku est légèrement décevant, la faute à une sono un peu trop forte et à des arrangements plutôt inégaux, avec le synthé Roland trop envahissant. En fait de musique traditionnelle, les mélodies me faisaient furieusement penser à du Joe Hisaichi, ce qui en soit n’est pas gênant, – c’est juste que je ne m’attendais pas à ça. Certains titres sont assez beaux, lorsqu’ils sont dépouillés, d’autres très bof. Quant à savoir ce qu’il y a d’authentique là-dedans, je n’ai pas encore trouvé.

Je fais un dernier tour en zone doujin, endroit où finalement j’aurais eu le meilleur accueil de l’ensemble de ces quatre jours, à 100%. C’est Dara (Appt. 44) qui me gratifie de mon dernier beau dessin dédicacé, une Gigi en crayons de couleurs, pour aller avec son doujin « Gigi Souvenir premier » que je vous recommande chaudement : un modèle du genre. Acheté 6 €, c’est une vraie affaire… Et comme en plus Dara est sympa (mais tout ceux qui l’ont approché le savent) je repars avec un set de 16 magnifiques cartes postales en prime !

Je fais un dernier saut en zone tourisme, où je goûte d’excellents Shochu, où je glane des goodies Doraemon sur le stand de Tokyo Ville Candidate des Jeux 2020, où je manque m’endormir allongé sur un tatami de relaxation en paille d’Igusa et latex naturel… Bon, faut rentrer le newbie. Je ne veux pas migrer avec la foule alors je déserte à 16H. Fin de Japan Expo pour ce qui me concerne.

Et que dire en conclusion?
Que quatre jours, c’est trop, ou alors faut que le programme le justifie – ramassé sur trois journées, j’aurais pu parfaitement tenir le planning.
Que les effets d’annonce pour les venues de stars peuvent être un sacré miroir aux alouettes – pour ne pas dire une arnaque.
Que les doujin, c’est le bien. Keito Koume ne dira pas le contraire.
Que le mercantilisme de cette gigantesque foire-exposition peut-être évité à condition de sélectionner ses events, et croyez-moi, il y a de quoi faire et voir, même si on ne s’intéresse pas du tout aux mangas et aux anime. L’année prochaine j’y retournerai j’espère, et cette fois, avec assez d’expérience et de recul pour y passer ce bon moment si longtemps attendu.

Allez, là je pars trois semaines en vacances, je vais me désintoxiquer de tout ça, alors pas de web, rien que ma femme et mon fils, la mer et la plage. Je vous donne rendez-vous ici (et dans le Journal du Japon) le 1er août, et je vous embrasse. Reposez-vous bien ^^

 

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10 Responses to Chronique d’un Japan Hara sans

  1. Gemini says:

    Très content de te revoir, même si sans mon badge (récupéré Mercredi mais en fin d’après-midi donc sans la moindre attente), je crois que j’aurais eu du mal, car j’ai eu l’impression de ne pas t’avoir vu sortir de l’espace presse de toute la convention… Jusqu’à ce que je vois une photo de toi au stand IMHO sur le blog de Morgan.
    Tu as fait beaucoup plus de choses que moi, mais il faudra m’expliquer comment tu fais pour repartir à chaque fois avec du SP :p

    • Mackie says:

      pas à chaque fois… loin de là ! le truc, je ne le connais pas, il y en a chez qui ça se passe sans même demander, d’autres chez qui tu demandes et dont tu ne vois jamais rien venir…
      je ne me pose pas la question, je fais mon truc et on verra bien. je ne tape pas à toutes les portes non plus, je sélectionne. ce qui est sûr, c’est que communiquer aide, qu’écrire régulièrement aussi, et faire de bonnes stats de lecture (et les donner), ça intéresse les AP.
      un autre truc, c’est que je ne demande jamais, ou presque, tel manga en particulier. je laisse l’éditeur décider. et si je ne suis pas intéressé, je ne prends pas. la règle étant de ne pas accepter quand tu sais que tu ne vas pas écrire à son propos.

      • Herbv says:

        Pour les SP, ça dépend de plusieurs choses. De ce que tu représente, d’abord. Des blogs ou des sites mangas, il y en a treize à la douzaine, dont la plupart sont, bien entendu, plus que confidentiels. On en rigolait vendredi avec l’attachée de presse de Doki-Doki qui faisait la remarque qu’elle n’était pas trop démarchée cette année sur Japan Expo. Ensuite, des relations que tu entretiens avec lesdits attaché(e)s de presse. Sûr que d’avoir du bagout et/ou de les connaître depuis longtemps aide. Enfin, de l’éditeur car tous n’ont pas la même générosité.

        Autre chose, si un SP en tant que tel ne représente pas grand chose (1 à 2 euros, la valeur de fabrication du bouquin) sur Japan Expo, en envoyer à chaque sortie représente rapidement une véritable petite fortune (frais postaux, fiche d’accompagnement, enveloppe, travail qui est souvent confié à des stagiaires). La crise du marché du manga aidant, la générosité des éditeurs est moindre depuis deux-trois ans. Sur Japan Expo, la plupart des éditeurs n’apportent pas leurs livres (ils n’ont pas de stock) mais passent par le biais d’un libraire qui vient tenir le stand. De ce fait, tel attaché de presse ou tel directeur de collection ne pourra pas t’offrir le nouveau tome de telle ou telle série car tout simplement les bouquins sur le stand ne sont pas les siens.

      • Gemini says:

        (c’était une boutade, hein :p )

    • Mackie says:

      oué, j’ai trouvé la photo ici (en train d’acheter Opus) : http://www.live-mangaverse.net/public/JE13/editeurs/imho02.jpg

  2. Herbv says:

    Merci pour ton compte rendu plaisant à lire, Mackie.

    J’ai été bien content de te rencontrer à Japan Expo (le seul intérêt de la convention : rencontrer des gens) puis au repas Mata-Web. Une petite remarque (sans grand intérêt) en passant : j’étais au repas en tant que Herbv de Mangaverse, pas en tant que responsable des Éditions H. Oui, je sais, c’est compliqué de faire la nuance surtout que cette année, je suis allé en tant que pro (Editions H, donc) et pas en tant que presse (Mangaverse, donc) à la différence des 7 éditions précédentes. Ceci dit, comme le montre le petit SP Manga 10 000 images, j’ai toujours la double casquette où que je sois, les gens mélangeant allègrement les deux (à la grande contrariété de Morgan :D ).

    Mais soyons constructif et revenons à ton compte-rendu. Tout d’abord, j’ai une question que je me suis posé tout Japan Expo en t’entendant parler de toutes tes interviews avec Carolus (Club-Shojo) ou avec Merlin (Mata-Web), les deux ayant aussi un programme d’entretiens chargé. Quel est l’intérêt de multiplier les rencontres ? De multiplier les entretiens avec des seconds couteaux (et là, je ne pense pas aux auteurs invités par différents éditeurs, bien entendu) ? Pour ma part, en 8 éditions de Japan Expo, je n’ai organisé que 3 entretiens (un pour Mangaverse, deux pour Manga 10 000 images). Par contre, à chaque fois, je demandais 30 à 45 minutes d’entretien et on le réalisait directement dans la langue de l’auteur (mandarin ou japonais, selon). Si j’ai bien compris, vous n’avez que 15′ par interview, c’est bien ça ?

    La mésaventure que tu as rencontré avec Hara ne m’étonne pas. C’est tout à fait symptomatique du manque de professionnalisme de la SEFA. En 14 éditions, ils sont toujours aussi amateurs sur de nombreux points. Que seuls quelques médias choisis pour leur audience soient privilégiés, et que tous les blogs et sites mangas n’aient pas accès aux invités principaux se comprend tout à fait. Mais faire croire que l’on va pouvoir rencontrer l’auteur vedette sans donner précisément les règles du jeu est inacceptable. Quand à annuler le point presse prévu, cela ne doit pas être du fait des organisateurs qui devaient être bien embêté. Ceci dit, vous avez eu raison de boycotter Hara, et je suis persuadé que vous n’avez rien perdu.

    J’ai bien rigolé quand tu as parlé de ton sentiment d’illégitimité quand tu te trouvais en espace presse (bizarrement, je ne l’ai jamais ressenti) car j’ai pensé à Morgan qui n’arrive pas à s’en débarrasser. Il ne faut pas faire de complexe envers les différents journaleux qui sévissent dans le monde du manga et de l’animation, tu sais ! :)

    De toute façon, ça permet à l’organisateur de rouler des mécaniques en clamant dans son communiqué de presse de fin de salon/convention qu’ils avaient tant et tant de journalistes à leur manifestation. Tu leur rends donc service, ce qui mériterait un peu plus qu’un espace minable sans lumière, sous équipé et sans boisson, comme ce que nous propose Japan Expo. Remarque, c’est efficace en ce qui me concerne, je suis passé de parasite de l’espace VIP (2007 et suivant) à personne fuyant le « lounge » sauf pour vérifier que telle ou telle personne n’y traine pas depuis l’année dernière.

    Enfin, je confirme que 4 jours à Japan Expo, c’est trop. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut supporter ça si longtemps. Deux jours, c’est largement suffisant pour faire tout ce qu’on a à faire et rencontrer tous ceux qu’on veut rencontrer. Il suffit de planifier tout ça. Mais je ne dirais pas la même chose de toutes les manifestations. Par exemple, une journée suffit au Salon du livre de Paris, alors que 4 jours sont insuffisants au Festival d’Angoulême :)

    Allez, au plaisir de te croiser dans un ans !

  3. Ileca says:

    « Je croise Tetho que j’accompagne jusqu’au stand de la Brigade SOS, dans la zone des artistes amateurs, et fort habilement il me vend son propre doujin, Sensei et Sempai, j’ai même droit à une dédicace, oui messieurs-dames ! – See more at: http://chroniques-d-un-newbie.fr/?p=6004#sthash.1A6ZdU0d.dpuf »

    Cool, comme ça tu vas pouvoir le revendre plus cher.

  4. Lolu says:

    Super honorée d’être citée dans ton article Mackie :D
    Je partage également ton avis sur les interview de Toume (Guillaume étant super gentil/pro) et Takazaki :) (on ne parlera pas de l’incident kabuki, hum hum). J’ajoute également de mon côté l’interview de Samantha Bailly chez nobi nobi!, vraiment cool également!
    Bizarrement par contre, j’étais moins fatiguée que mes précédentes JE (l’habitude peut-être?), mais j’avoue que la première fois, ça peut être très stressant, surtout le bruit!
    Bref, je suis contente d’avoir pu partager ça avec toi, d’avoir pu un peu discuté avec toi, et j’espère qu’on se reverra bientôt!

  5. Ramza says:

    J’aurais du me barrer avec ta dédicace de Holo, comment j’suis jaloux ^^

    Ravi d’avoir arpenté les salles, les stands, les espaces, les invités et LE saucisson avec toi monsieur Mackie, merci encore pour le samedi soir. Tout comme toi je pense réorganiser mon JE un peu différemment l’an prochain : j’en suis sorti vanné. Heureux mais vanné. Garder les matinées ou alors le jeudi pour les ballades, en voilà une idée qu’elle est bonne.

    Rendez-vous sur Paris Manga en octobre m’ssieur, et bonnes vacances, bien méritées.

  6. Pingback: Un newbie chez les fanzines : 1- Dokkun | Les chroniques d'un newbie

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