Mon menu de fête « japonais », light et facile

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé de billet culinaire, essentiellement parce que mes tentatives récentes ont surtout consisté à essayer des recettes existant dans des livres. Je n’allais tout de même pas les recopier. Cette fois j’ai composé un menu que je prétends pas authentique, mais à la fois bon, léger (ch’uis au régime!), facile (j’avais pas trop de temps) et pas cher (sauf le Ruinart !) :

♦ pseudo sushi au saumon fumé,
♦ yakitori de crevettes au piment,
♦ salade d’épinards, wakame, udon et sésame grillé,
♦ brochette de fruits grillés sauce chocolat et coco.

Les pseudo sushi : ultra simple et très rapide. J’ai pris du saumon fumé, parce que tout le monde n’aime pas le poisson cru. Et du sauvage, parce que c’est meilleur, moins gras et que ça se tient mieux. (Et puis je ne veux pas vous intoxiquer). Les proportions de chaque plat sont pour trois personnes. Pour faire 3 bouchées chacun :
- 9 tranches de saumon fumé sauvage
- 9 bâtonnets de concombre libanais
- autant de radis noir, d’oignon nouveau et de poivron rouge
- une feuille d’algue nori coupée en 9 rubans
- wasabi, sauce soja japonaise
Préparer au dernier moment (ça prend 15 minutes) ou réserver au frais. Placer un bâtonnet de chaque légume dans une tranche de saumon, assaisonner de wasabi selon son goût, rouler délicatement et serrer autour une bande de nori pour maintenir. Le nori colle tout seul si on l’humecte un peu. C’est tout. Servir avec de la sauce de soja présentée à part.

Les yakitori : je sais, en principe c’est à base de volaille (poulet, canard) et la sauce est à base de soja. Là, j’ai fait mariner des crevettes (pêchées, pas d’élevage non plus) dans une sauce pimentée sucrée. Mais c’est à la manière de. Donc, pour une bonne vingtaine de brochettes (ça se mange vite ces trucs là) :
- 500 g environ de crevettes décortiquées crues
- un poivron rouge
- un oignon nouveau (optionnel)
- 3 cuillers à soupe de purée de piment (genre sriracha)
- le jus d’un demi citron
- deux de sauce d’huître et deux de sauce de poisson
- deux gousses d’ail écrasées
- 3 cuillers à soupe de sucre
- basilic haché
Encore plus simple que les « sushis » de saumon : mélanger tous les ingrédients de la sauce dans un saladier, ajouter les crevettes et laisser mariner quelques heures au frais, puis confectionner les brochettes en alternant avec du poivron rouge et/ou de l’oignon. Sur les petites brochettes en bambou, lavables et réutilisables, on peut mettre deux ou trois crevettes selon la grosseur.
Cuisson : le mieux est de les faire cuire jusqu’à coloration dans une poêle antiadhésive, avec peu d’huile, à feu moyen. C’est très rapide. Régime oblige, j’ai remplacé la graisse par de l’eau, à feu doux et à couvert, et ça marche très bien. Super rapide.

La salade : ce qui précède est somme toute classique, là j’ai fait dans l’expérimental. Les pousses d’épinard sont assez fermes pour ne pas s’abimer lorsqu’elles sont mélangées, le wakamé et le sésame dominent la saveur générale. Les udon donnent la fraîcheur et s’imprègnent de la sauce de soja. La sauce (de type ponzu) est sans huile. Les quantités importent peu, faites selon votre inspiration :
- jeunes pousses d’épinard
- quelques feuilles de wakame déshydraté (très peu, ça gonfle énormément)
- 100 g de nouilles udon sèches
- radis noir, poivron, oignon nouveau émincé
- graines de sésame blanc
- sauce soja japonaise, mirin, jus d’un demi citron
- shichimi tôgarashi (mélange de poivre, de sésame & de zeste d’orange)
Faire cuire les nouilles al dente, les égoutter et les refroidir sous le robinet pour stopper la cuisson. Les couper en tronçons (en Asie, couper les nouilles porterait malheur, car ce serait comme couper le fil de la vie – bon, moi, les superstitions, hein…). Faire tremper les brins de wakame dans de l’eau froide, pendant 10 minutes, jusqu’à obtenir des feuilles d’un vert bien franc. Retirer les tiges restées coriaces, émincer le reste grossièrement. Faire brunir le sésame à sec dans une poêle antiadhésive, jusqu’à ce qu’ils commencent à sauter.
Mélanger dans un saladier : les algues, les nouilles, les feuilles d’épinard et les autres légumes émincés, le sésame.
Associer la sauce soja, le mirin, le jus de citron (en proportions à peu près égales), mélanger, verser sur la salade. Le mirin, cette sorte de vin de cuisine à peine alcoolisé mais liquoreux, donne de l’onctuosité à la sauce, qui, sans huile, laisse portant l’impression d’une vraie vinaigrette… Au moment de servir, saupoudrer de shichimi tôgarashi . Le mélange de textures et de saveurs de cette salade est une vraie réussite.

Reste le dessert, qui est de niveau débutant : couper les fruits (kiwi, banane, ananas) comme sur la photo, faire une brochette par personne. Passer sous le grill du four jusqu’à ce que ça noircisse légèrement. Pendant ce temps, faire fondre avec un peu d’eau une demi tablette de chocolat de cuisine à 56 % de cacao, napper les brochettes avec le cacao fondu, saupoudrer de noix de coco râpée. Servir tiède. C’est tout.

Ce menu prend assez peu de préparation, ne nécessite aucun tour de main ni savoir-faire particulier, ne coûte pas cher et en plus c’est bon. La seule difficulté toute relative est d’avoir certains ingrédients sous la main : algues, sauces, épices qui se trouvent de plus en plus facilement. J’arrive à tout trouver dans ma petite ville de province, généralement en en hypermarché. Et à part le saumon et le chocolat final, presque pas de matières grasses. Comme ça, je peux enchaîner avec les prochains repas de fêtes. J’angoisse un peu, parce que ça ne sera pas moi en cuisine… Et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les repas de fête sont, hélas, ceux de l’année où les cuisiniers font le moins preuve d’imagination…

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4 Responses to Mon menu de fête « japonais », light et facile

  1. inico says:

    Des problèmes de cholestérol ^^ ?
    Si jamais je devais présenter ça à ma famille, je crains que ça ne représente que l’entrée (évidemment, tu as dû voir les quantités en conséquence).
    Quoi qu’il en soit, je n’ai encore jamais eu l’occasion (la chance ?) d’être chef désigné, et je renvoie à ta dernière phrase : « Et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les repas de fête sont, hélas, ceux de l’année où les cuisiniers font le moins preuve d’imagination… »
    Oui… en un mot : coincés dans les traditions.

    • mackie says:

      en un mois, j’ai perdu 10 kg, et je n’ai pas particulièrement faim ni envie de tuer mon prochain pour le bouffer ^^
      les quantités étaient pour trois personnes.
      quant au repas de Noël, j’étais invité, et il y avait… BEAUCOUP TROP.

  2. inico says:

    Nani ?
    >> « J’arrive à tout trouver dans ma petite ville de province, généralement en en hypermarché »
    Des algues wakame, du mirin ?
    Pour ma part, en banlieue parisienne, un petite superette chinoise où in peut trouver quelques autres produits du monde, afrique, Inde et aussi Japon.
    Sinon, j’envoie mon père qui vit à Paris faire les courses dans le quartier d’Opéra.

    • mackie says:

      je te confirme que chez moi, je trouve à peu près tous les basiques. l’hyper où je vais habituellement a installé un stand sushi permanent (préparés sur place), avec un rayon ad hoc, tu trouves presque tout – sauf de la pâte de miso, du dashi ou du curry jap.
      du mirin, j’en ai même vu chez un discounter de l’agglo récemment, à 1 € le flacon. j’en ai pris plusieurs ^^
      à Paris, j’y vais pour les trucs plus pointus – et pour le miso.

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