Les interviews du newbie : Guillaume Kapp, de Taifu/Ototo

Aujourd’hui, après deux années à publier ici des billets sous forme de chroniques de manga, d’anime ou d’autres objets de mes coupables penchants (romans, musiques, films…), je vous propose une nouvelle sorte de billet : les interviews du newbie. Non pas que je me sois métamorphosé en journaliste, car il y a loin de la coupe aux lèvres ; mais pour varier les plaisirs, je me suis coupablement laissé aller à accepter de donner des coups de main à droite et à gauche, au gré des contacts amicaux, pour Total Manga ou pour Mata Web. C’est ainsi que cette année, j’ai eu l’honneur d’interviewer, parfois au pied levé, des personnalités aussi intéressantes que Haruhiko Mikimoto (Macross, Gunbuster…), Tetsuya Saruwatari (Tough, Free Fight), Tetsuya Tsutsui (Prophecy) ou récemment, Toru Fujisawa (à Japan Expo Centre). M’étant piqué au jeu, et profitant honteusement des occasions qui s’étaient ainsi présentées, j’ai noué d’autres contacts spécialement pour vous, et cela a abouti à une première série d’interviews dont je vous réserve la primeur. D’autres sont dans la boîte, et juste à publier dans les jours/semaines à venir.

A l’occasion du festival Orléanais, Guillaume Kapp, responsable de la communication chez Taifu & Ototo, a été ma première victime, et a bien voulu se plier à ma batterie de questions, notamment pour réaliser un premier bilan du lancement d’Ototo, le nouveau label consacré au manga shojo, shonen et seinen lancé cette année. L’entretien a été constructif, et a été l’occasion d’un large panorama sur l’actualité des deux labels.

Bonjour Guillaume,  commençons par les présentations : depuis combien de temps travailles-tu pour Taifu/Ototo ?
J’ai commencé il y a un an environ, d’abord en tant qu’indépendant, par différentes missions, entre autres comme maquettiste, et depuis le 20 août 2012 je suis officiellement chargé de la communication. Je m’occupe des partenariats, des relations avec la presse, avec les sites internet spécialisés, mais aussi avec les libraires, avec les fournisseurs…

Taifu a été lancé en 2004, à l’origine vous aviez des liens avec un éditeur vidéo spécialisé dans l’anime, IDP : qu’en est-il aujourd’hui ?
En fait, Yves Huchez a travaillé avec IDP avant de les quiter et plus tard de fonder Taifu, et les deux structures ont évolué séparément et aujourd’hui Taifu/Ototo n’a plus aucun lien avec ce label vidéo. C’est vrai qu’il y a eu un hiatus pour certains médias, qui ont dit que les deux étaient toujours liés, mais non, les deux éditeurs sont complètement indépendants. Ils sont même aujourd’hui en concurrence sur le segment du yaoi et du boy’s love.

Le démarrage de Taifu a été assez fort, depuis 2006 vous tournez autour de 80/90 volumes par an. Si on regarde en arrière, qu’est-ce qui a le mieux marché, ou le moins bien ?
Le yaoi a fonctionné tout de suite, dès 2005, nous avons été les premiers à réellement miser sur ce marché de niche, alors presque pas exploité en France malgré la forte demande. Yves Huchez a donc décidé de sortir tout de suite beaucoup de titres, comme Gravitation, de Maki Murakami en 2005 – même si c’est plus du shonen aï que du yaoi. Nous avons ensuite continué avec des auteurs comme Toko Kawai, ou Anna Hollmann, dont le titre Stupid Story a extrêmement bien marché, et  continue d’ailleurs de très bien se vendre – on nous le demande chaque fois, comme à Japan Expo Paris. En revanche, les titres shojo ou shonen sortis au début sont maintenant difficiles à trouver, car certains ont cessé d’être commercialisés. Cependant il n’est pas exclu que certains soient relancés, comme Akumetsu, un seinen d’action arrêté en 2009. Il faut dire qu’aujourd’hui la demande de seinen a beaucoup augmenté, et Akumetsu c’est un titre de Yuki Yogo (auteur de Wolf Guy, chez Tonkam). On y réfléchit et si ça se fait, ce sera sous le label Ototo, bien sûr.

Justement, le fait de lancer Ototo début 2012, ce ne serait pas pour pallier un problème de lisibilité du catalogue, qui est quand même très vaste ?
Ototo, c’est né d’une envie de se diversifier, de changer d’univers…

Oui mais du seinen, du shonen, chez Taifu il y en a toujours eu ?
C’est vrai, mais Taifu est aujourd’hui surtout connu à travers le yaoi, et on n’a pas envie de continuer à sortir du shonen et du seinen sous le nom de Taifu, à cause de cette étiquette. Pour différencier les gammes, on a donc préféré créer le label Ototo, pour que nos produits soient plus visibles pour le public, avec deux labels, deux sites web, deux pages fb différentes, deux comptes twitter différents… on essaie de bien différencier les gammes. Et c’est pour ça qu’une série comme Merry Nightmare, en cours de parution depuis 2010 sous le label Taifu, est présente sur le site d’Ototo.

Ototo, c’est un drôle de nom ?
Ça veut dire « petit frère » en japonais, car avec Ototo la famille Taifu s’agrandit… Cette idée est venue directement quand on a créé le label, c’est facile à prononcer et à retenir, en plus ça nous a donné immédiatement une idée de logo.

Ah je confirme que sur mes étagères, on le voit bien, le logo Ototo !
(rire) Voilà ! Et on l’a décliné en plusieurs couleurs, le shojo est en rose, le shonen en bleu, et le seinen en vert.

Le société mère de taifu et Ototo s’appelle Euphor ? Il y a un fan de Goldorak, obligé !
Ben oui, forcément, Yves Huchez…

J’ai noté que malgré la conjoncture qui n’est pas évidente, les bilans d’Euphor et de Taifu restent plutôt bons ?
Oui, on fait très attention aux dépenses, notamment au niveau des achats de licences. On essaie de se concentrer sur des licences de qualité, et de ne pas de sortir tout et n’importe quoi, en espaçant les sorties de licences qu’on cherche à acquérir ; et ne serait-ce qu’au niveau de la communication, on se concentre sur les séries fortes du moment, par exemple Spice & Wolf, Clannad, Samidare et Adekan.

Pour terminer avec votre organisation, combien y a-t-il de collaborateurs dans la société ?
A plein temps on est six. Le directeur éditorial, deux infographistes, deux correcteurs-relecteurs et moi-même qui m’occupe de la communication.

Quelle est votre marge de manœuvre par rapport aux éditeurs japonais, par exemple au niveau des visuels et des graphismes ?
Ça dépend, il y a des séries sur lesquelles on a plus de marge que d’autres, par exemple Samidare ; dans un premier temps, on devait respecter les visuels sans y toucher, notamment la couverture japonaise, mais après négociation on a obtenu plus de liberté. Mais d’une façon générale on doit toujours demander une validation, surtout sur les grosses séries comme Clannad ou Spice & Wolf, tant pour les couvertures que pour les visuels de previews.

Ototo a réalisé un joli coup en sortant récemment Spice & Wolf et Clannad. Ce sont des titres déjà connus du public français en anime ou en jeu et visual novel, c’est un hasard, ou une volonté de miser sur leur notoriété ?
Un peu les deux… En fait, c’est une occasion qu’on a saisie quand elle s’est présentée, on nous les avait déjà proposés il y a un certain temps, et pour le lancement d’Ototo on s’est dits, pourquoi pas, allons-y. Nous n’avons pas de gros moyens, on a beaucoup osé des séries peu connues du grand public et je vais encore citer Samidare comme exemple : c’est une excellente série, mais qui n’est pas connue chez nous à la base, et ce n’est pas facile de la lancer, même si on y croit. On a donc saisi l’occasion de Spice & Wolf , et ça a confirmé ce qu’on pensait : pour une maison comme la nôtre, c’est beaucoup plus facile de vendre une série grâce à sa notoriété a priori. On a donc retenté le coup avec Clannad, qui est culte, au Japon comme en France, à travers l’anime, le jeu, les visuals novels. Cela fait une semaine seulement, et le retour est excellent.

Et Spice & Wolf ?
Il y a eu l’anime, et avant encore, le roman, non licencié en France. Le manga est très proche de l’anime, mais assez différent du roman : le design est très différent, si vous avez l’occasion de voir les couvertures vous pourrez le voir. Dans le manga, Holo est jolie mais moins sexy, un peu plus paysanne, plus « réaliste ».

Clannad et Spice & Wolf démarrent bien, donc, mais il y a deux titres moins connus dont j’ai envie qu’on parle : Adekan, et Samidare. Samidare change de couverture, pourquoi?  Problème de design, trop shonen, pas assez seinen ?
Tout-à-fait, la série a eu un problème d’identité, et on a trouvé que ce qui clochait : c’était la couverture, qui ne cadre pas tellement avec le contenu. Donc on a renégocié avec l’éditeur et obtenu de faire cette nouvelle couverture. Elle attire plus l’oeil, et respecte mieux l’univers sombre de la série. On en profite donc pour relancer la série, et on propose une opération à l’occasion de Japan Expo Centre : ceux qui achètent le tome 1 aujourd’hui auront les deux  couvertures (l’une sur l’autre), et ceux qui ont déjà acheté leurs tomes pourront se faire remplacer la couverture sur le stand.

Mon libraire m’a dit le plus grand bien d’une série déjà ancienne au catalogue, +Anima.
Oui, c’est une série qui remonte aux débuts de Taifu, en 2005, et on la ressort cet été, un tome chaque mois, on en est au quatrième. C’est une série shonen où tous les protagonistes ont des facultés étranges, provenant d’un attribut animal, certains pouvant même se transformer totalement en loup, serpent, ours ou autres espèces. Nul ne sait d’où viennent ces créatures étranges mais fascinantes, la seule indication qui existe sur ces êtres, c’est leur nom : les +Anima. Ce sont justement les libraires qui nous ont remonté le souhait de voir +Anima réédité, et aussi les bibliothèques, qui l’ont souvent mis en avant, car c’est vraiment un titre de qualité.

Un autre titre qui fait l’actualité et qui est très original, et qui m’a beaucoup intéressé, c’est Adekan.
On en est au tome 3. C’est une série atypique mais qui trouve son public, qui accroche d’abord par son design, très beau et très travaillé, et ensuite qui convainc par son originalité : c’est un seinen, qui utilise les codes du yaoi en les parodiant, et cette touche d’humour prend le contrepied de l’intrigue qui est quand même très sombre, basée sur des enquêtes criminelles. On constate que la série attire deux sortes de lecteurs : d’abord il y a les fans de yaoi qui apprécient le style, mais ensuite ceux qui ne connaissent pas du tout le yaoi et qui en ont une sorte d’aperçu de cette manière. Pour cela Adekan est vraiment un ovni, et en plus c’est une première œuvre.

Il y a des dessins incroyables, qui m’ont fait penser à Salvador Dali.
Oui, et l’auteure Tsukiji Nao ose aussi faire des citations d’autres mangas pour donner une touche humoristique : par exemple dans le tome 2, elle se sert de Dragon Ball dans une scène totalement surréaliste, quand on voit ça on se dit « ah oui quand même », elle n’a pas peur de se lancer dans une série ambitieuse, dont on ne sait pas encore jusqu’où elle va nous mener…

C’est une série à deux niveaux, il y a les enquêtes policières qui sont autant de chapitres autonomes, et il y a une intrigue plus large…
Oui, le troisième tome est comme ça, plus sombre, et le quatrième sera divisé en deux parties : la première sera axée sur l’intrigue principale entre les deux principaux personnages (ndr : Shiro le fabriquant de parapluies et ex-yakuza, et son ami Kojiro, le lieutenant de police), et dans la seconde seconde partie on aura une grande enquête, sur le modèle des tomes précédents.

Finalement, avec toutes séries dont on vient de parler et qui sortent sous le label Ototo, on peut tirer un premier bilan ?
Tout va bien pour Ototo, merci (sourire), pour le moment Taifu représente 70% de notre chiffre d’affaires, Ototo, ben, c’est le reste. Même si Samidare a eu un début difficile, les différentes séries trouvent bien leur public, au fur et à mesure, et grâce au bouche à oreille. Maintenant on réfléchit à l’acquisition de nouvelles licences… Ce que je peux dire c’est que la prochaine sera une série à forte notoriété, on a des noms mais… non, je ne peux pas en parler (sourire), pour ne pas lancer de faux espoirs. Mais, oui, des noms connus sont sur nos tablettes. Je peux donner des noms pour Taifu, par-contre : il va y avoir un nouveau titre de Hinako Takanaga, l’auteur de Silent Love ; là on sort aussi Not Equal, d’Ike Reibun le 25 octobre, et en novembre il y aura un gros titre c’est Maiden Rose, de Fusanosuke Inariya, un yaoi orienté drame/action : l’histoire de la relation intense entre un prince et un guerrier sur fond de guerre entre deux royaumes. Série en cours au Japon, deux tomes sortis. Et enfin, en yuri, Secret Girlfriends, de Milk Morinaga, c’est la suite de Girlfriends, qui fut le premier yuri sorti chez Taifu. Elle a eu le prix de Manga Sanctuary l’année dernière.

Qui lit du yuri aujourd’hui ?
A la différence du yaoi, pour lequel la grande majorité du public est féminin, le yuri plaît aux garçons et aux filles, il n’y a pas d’exclusive, c’est plus diversifié, mais ça reste un marché de niche sur lequel on se développe. Les titres sont très variés, il y a les yuri explicites comme Hanjuku Joshi, voire très explicites comme Shojo Sect, et puis il y a les titres comme Pas à pas, ou une Recette Secrète, où les histoires sont plus tendres, ou plus humoristiques. C’est d’ailleurs marrant parce qu’une même auteure, Ken Kurogane, a fait à la fois Pas à pas, qui est très soft, quasiment un josei, et Shojo Sect qui est carrément hardcore avec une intrigue simpliste. Mais bon, les deux styles plaisent. En tous cas c’est une auteure qui sait tout faire !

Au niveau des licences, beaucoup de titres au catalogue de Taifu, comme d’Ototo maintenant, viennent d’Ascii Média Works, vous avez un rapport privilégié avec cet éditeur ?
C’est vrai, on travaille depuis longtemps avec eux, c’est donc plus facile pour les relations. Pour Ototo de nouvelles licences sont à venir avec Ascii, même si on n’exclut pas en théorie d’aller vers d’autres, mais les gros éditeurs ont des relations privilégiées voire exclusives… Shueisha c’est Kazé, Square Enix c’est Ki-oon et Kurokawa, cela fait partie du jeu, c’est comme ça, mais qui sait, rien n’empêche de nouveaux liens dans le futur.

Taifu/Ototo pourrait-il à l’avenir chercher ses propres auteurs, comme ça commence à se faire un tout petit peu chez d’autres éditeurs français ?
Ça pourrait se faire avec des auteurs japonais, pour ça il faudrait avoir des touches concrètes mais il n’y a rien pour le moment. On va se concentrer plutôt sur nos nouvelles collections, début 2013, on lance un nouvelle collection hentai avec que des nouveaux titres, notre planning est déjà assez chargé comme ça !

Pour finir,  Guillaume, à titre personnel, deux ou trois titres du catalogue auxquels tu es attaché ?
Clannad ! Pour la petite histoire, alors que je n’étais pas encore sous contrat, la maison m’a demandé mon avis quand l’occasion d’acquérir la licence s’est présentée, et comme je suis un vrai fan de Clannad j’ai dit que oui, il fallait avoir ce titre, que c’est énorme, que ça allait marcher… Clannad, c’est vraiment « mon » titre ! Après, Spice & Wolf, je suis très fan aussi, pour en parler, je le vends comme un polar médiéval, avec une touche de fantastique, j’aime vraiment. Et chez Taifu, j’aime beaucoup In the Walnut, qui se passe dans un milieu où j’ai des affinités : celui de l’art. Sinon, je reviens sur Adekan, j’adore le dessin, et j’attends la suite avec impatience !

Merci Guillaume, pour ta disponibilité !

(Les photos illustrant cette interview sont de Steeve Li Lun Yuk)

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20 Responses to Les interviews du newbie : Guillaume Kapp, de Taifu/Ototo

  1. Gemini says:

    Interview intéressante et qui confirme le « besoin » de lancer Ototo. J’aurais bien aimé que Rendez-vous sous la Pluie sorte sous ce label (qui est apparu plus tard), car cela lui aurait donné plus de visibilité ; aujourd’hui, la majorité des lecteurs voyant une nouveauté Taifu ne vont même pas essayé de voir de quoi il s’agit, car ils vont l’associer au yaoi.

    Pour Yves Huchez, il s’agit du neveu de Bruno-René Huchez, alias Hubert Chonzu ; c’est lui qui a notamment importé et fait doublé Goldorak en France.

    • Mackie says:

      oui, ce lancement n’est pas symbolique, il y a un vrai besoin de clarifier les choses. mon libraire manga à Chartres est d’ailleurs réceptif, il pense aussi que pour ses clients, c’est plus facile à comprendre, les yaoi/yuri/hentai étant dans un rayon à part avec un sticker « lecteurs avertis » (à la différence de la fnuc, qui mélange les genres sans discernement – mais eux, ils en sont à vendre des playmobils, alors je ne les appelle plus libraires, ils sont portnawakistes).

  2. ZGMF Balmung says:

    Interview très intéressante et agréable à lire, avec un éditeur que je méconnais beaucoup.

    Je crois que le seul titre que je suis actuellement chez eux, c’est « Merry Mightmare », dont on parle que trop peu. Ça reste quand même aujourd’hui du côté des shônens classiques, un des plus sympas du genre, je trouve. Au Japon, c’est un titre assez populaire, je ne sais pas trop chez nous (on entend que très peu parler)…
    T’aurais eu des échos dessus Mackie ?

    J’ai été assez prudent quand même avec la lancée de Ototo… Pourtant, avec « Spice&Wolf »… J’avais peur de voir une maison d’édition éphémère apparaître, du coup, pour cette licence, je suis resté sur l’édition états-uniennes de Yen Press (pour une logique avec le roman aussi).
    « Samidare » m’intéresse, du moins attire de plus en plus ma curiosité.

    • Mackie says:

      Merry Nightmare (pas encore lu) fait partie maintenant du catalogue Ototo. Le prochain tome est prévu début 2013.
      http://www.ototo.fr/index.php/serie/Merry-Nightmare
      D’après ce que j’ai compris, toutes les séries shonen/shojo/seinen qui ont commencé avec le label Taifu vont continuer avec l’ancien logo, (continuité graphique oblige) mais font officiellement partie d’Ototo. La com se fait sur le site web d’Ototo, etc.
      En revanche, les nouveaux titres, et les rééditions futures se feront probablement avec le nouveau lalel/logo.
      Note que les nouveautés yaoi/yuri/hentai ont leur propre logo également, qui est bcp plus visible que celui de taifu.

      • Gemini says:

        En effet, je n’avais pas remarqué mais ils ont passé Rendez-vous sous la Pluie sous label Ototo. Ouf, si je puis dire, ça attirera je l’espère un nouveau public vers cet excellent manga.

        • Sedeto says:

          Ne sois pas triste Gemini, mais même si techniquement ça passe sous le label Ototo, il restera le logo Taifu et l’oeuvre n’aura pas profité du lancement « Ototo » qui semble d’un meilleur effet… Et surtout, le titre se vend mal en France, pour ma plus grande tristesse (T_T)

  3. Thôt says:

    C’est un bon entretien, on a des réponses claires et des infos très intéressantes! J’aime beaucoup le look d’ototo, leur choix surtout au niveau graphisme (Adekan est impressionant), mais j’ai encore du mal, dans mes commandes pour ma bibliothèque, à faire la différence entre les sorties Ototo et Taïfu, vu que pour la base de données Electre, Ototo n’existe pas… Je vais fouiller un peu, il y a l’air d’avoir de petites perles, au pire je renforce mon fonds yaoi^^!

  4. Mackie says:

    je m’aperçois que je n’aurais pas dû mettre la deuxième photo. je fais affreusement boudiné dans ma veste bleue.

    • Guillaume says:

      et surtout, tu regardes tes fiches questions. Ce qui n’est pas bien.

      Sympa sinon ce focus sur le coté éditeur.

      • Mackie says:

        En fait, mes fiches questions, j’arrive pas à les lire en interview. au moment de la photo, je dois être en train de chercher « putain, mais elle est où cette putain de question géniale et originale bordel ».
        l’interview suivante, je l’ai totalement improvisée et c’était très bien.
        je crois qu’il faut que je m’organise différemment : préparer les questions plus à l’avance, prendre le temps de les apprendre pour ensuite mener l’interview de façon plus spontanée. bien connaître mon texte pour mieux m’en abstraire, en fait.

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  12. old storm says:

    Luckily, there are multiple ways to skin cats, so I’m sure that saved

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